Dans un contexte d’« incertitude omniprésente », la Banque du Canada (BdC) a réduit le taux directeur de 25 points de base à 2,75 %, nous amenant au point médian de leur fourchette estimée pour le taux neutre (2,25 % – 3,25 %).

La decision.

Les données économiques récentes (comme un PIB de 2,6 % au quatrième trimestre) auraient suggéré un statu quo. Cependant, la baisse de la confiance des entreprises et des consommateurs (selon l’enquête publiée avant l’annonce) a conduit la BdC à réduire son taux.

Les guerres tarifaires ont un double impact, entraînant à la fois des pressions inflationnistes et une croissance plus faible. La décision d’aujourd’hui montre que la Banque est davantage préoccupée par le second facteur.

La conference de presse.

Points clés de la conférence de presse post-annonce :

  • L’« incertitude omniprésente » ébranle la confiance des entreprises et des consommateurs.
  • Les données du premier trimestre seront biaisées par l’anticipation des exportations/importations.
  • Le gouverneur Macklem a reconnu que la politique monétaire ne peut pas compenser l’impact d’une guerre commerciale.
  • La réalité est que les tarifs douaniers feront augmenter certains prix. La BdC se concentre sur la limitation des effets d’entraînement d’une inflation généralisée et persistante.
  • La BdC n’a pas sérieusement envisagé une réduction de 50 points de base et reste dépendante des données.

Perspectives.

La BdC évaluera la pression à la hausse sur l’inflation due aux tarifs et à un dollar canadien plus faible, par rapport à la baisse de la demande. À l’avenir, nous pensons que les enquêtes de la Banque sur les attentes en matière d’inflation et la confiance des entreprises et des consommateurs seront tout aussi importantes que les « données concrètes ».

Le marché obligataire a déjà intégré dans ses prévisions une réduction supplémentaire de 50 points de base cette année.

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